L’œil de la souffrance

Ce sujet a 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  jacques.hesault, il y a 4 ans et 4 mois.

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    jacques.hesault
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    Souffrir, il y a différentes formes de souffrances, les souffrances physiques avec les blessures sur le corps par exemple, la faim, le froid, les brûlures, ainsi ces blessures peuvent être nombreuses et les vivre en toutes conscience.
    D’ autres souffrances existent, elles sont morales, psychiques, mais en fait sont-elles toujours bien décelées.
    Je vais essayer d’expliquer l’œil de la souffrance, cette souffrance qui se situe en soi et qui souvent n’est en un premier temps perçue.
    Pour cela je vous invite à effectuer une petite expérience, elle est toute simple et à la portée de tous.
    Vous prenez un récipient, un seau par exemple et vous le remplissez au trois quart d’eau. A l’intérieur vous y placez quelques brins d’herbe ou un produit légèrement moussant, le but étant qu’à la surface s’y situent quelques éléments léger et flottant.
    A présent à l’aide d’une baguette faite doucement tourner l’eau à l’intérieur du seau puis de plus en plus rapidement.
    Que se passe-t-il ?
    Regardez la surface de l’eau se creuser dans le centre, regardez les éléments flottants qui vont se positionner au centre et non pas à l’extérieur.
    Puis au fur et à mesure que l’eau ralentie de tourner vous verrez les éléments flottants aller vers l’extérieur et iront caresser la paroi intérieure du seau.
    Pour ce qui est de la souffrance, parfois elle est telle que vous entrez dans cette sorte de tourbillon, et parvenu au cœur de cette souffrance en sont oubliées les valeurs de différences entre ce qui peut être perçu dans l’espace du bien-être et cet espace très concentré de la souffrance.
    Ainsi parfois chacun peut passer quelque temps dans l’œil de ce tourbillon, et ce n’est que lorsque cette souffrance s’atténue que petit à petit l’être que nous sommes sortons de cet œil et de retrouver le monde extérieur.
    Un individu peut ainsi passer toute une vie dans la souffrance sans jamais se rendre compte combien il peut souffrir, tout simplement qu’il ne perçoit pas cette différence entre le bien être est sa souffrance. Il n’a qu’une dimension, celle de son égo sans y voir certes l’aspect négatif, mais de comprendre que dans la vie seule « la différence permet d’aller de l’avant et de comprendre bien des valeurs de la vie ».
    Face à l’ événementiel c’est ainsi que peut s’entretenir tout un combat personnel pour toujours dépasser ces souffrances, ignorant en fait toute une dimension du bien-être.
    Regardez au centre de votre seau d’eau, bien peu de remue-ménage par rapport à l’extérieur ou l’eau est brassée.
    Cette perception des choses montre combien nous pouvons être peu conscients de la souffrance d’autrui parce que nous même nous nous situons dans cette souffrance et le fait de ne pas être totalement à l’écoute de ne pouvoir faire cette différente d’une situation à une autre.
    Si le hasard conduit de se retrouver à l’extérieur, ainsi de pouvoir regarder, de pouvoir comparer alors nous pouvons être présent pour soutenir ceux qui souffrent, nous pouvons les comprendre, et leur apporter ne serait-ce qu’un simple petit moment de bien-être et en même temps aller nous-même vers ce bien être.
    Qu’en pensez vous ?

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