Le coran c’est ce noble livre .

Ce sujet a 333 réponses, 34 participants et a été mis à jour par  pustule, il y a 5 ans et 9 mois.

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  • #348977

    zouz33
    Participant

    feth el nour Salam chanty Salut

    J’aimerais soumettre à ton attention bienveillante le texte suivant et connaître ton opinion par la suite .

    Grand merci à toi pour tout ce que tu apportes parmis nous ,
    ainsi qu’à Sol et tous les participants .

    Je suis confiante que de tous ces mots(maux)
    sortira un grand bien qui glorifira notre dieu commun (comme UN)


    Quels sont les principes et les aspirations du soufisme ?

    N : Exercice périlleux que celui de définir avec des mots une expérience spirituelle 🙂 .

    Le soufisme reprend dans ses fondements l’intégralité des principes de l’Islam
    en mettant plus particulièrement l’accent sur l’Amour, le dépouillement intérieur et l’effacement du moi.
    La perspective métaphysique propre au soufisme repose principalement sur deux notions :

    – d’une part, la nécessité d’une Réalité suprême, à la fois immanente et transcendante,
    comme cause et finalité de toute la création,

    – d’autre part, la possibilité offerte à l’homme de transformer sa perception habituelle du monde
    et de retrouver la fibre lumineuse qui sommeille en lui.

    La profession de Foi de la religion musulmane ou “Shahada” peut se traduire en ces termes :
    « J’atteste qu’il n’y a de réalité que la Réalité divine, et que Mohammad est l’envoyé d’Allâh ».
    Elle constitue le premier pilier de l’Islam. Le soufi s’y reconnaît complètement,
    car, tout son cheminement se déploie et s’enroule autour de ce pilier
    qui se trouve ainsi revivifié et réactualisé de façon permanente.
    Comme on a pu affirmer que le soufisme constitue le coeur de l’Islam,
    on pourrait dire que l’expérience du soufi est l’esprit même de la Shahada.

    Pour parvenir à la réalisation spirituelle qu’implique le soufisme,
    l’enseignement d’un guide devient absolument indispensable.
    Ibn Khaldun (célèbre théologien musulman) a dit “Quant au combat spirituel
    de l’Intuition et de la Contemplation, dont le but est le soulèvement du voile du monde sensible
    et la connaissance du monde spirituel […], elle dépend d’une façon nécessaire et absolue
    d’un maître de l’initiation […], sans lequel ce combat spirituel serait vain dans la plupart des cas”.

    Daryush Shayegan, notamment, a étudié les rapports qui pouvaient exister entre soufisme et hindouisme…
    Que pouvez-vous nous dire sur ces rapports entre la mystique soufie
    et la mystique hindoue, voire la mystique chrétienne ?

    N : Toutes les traditions authentiques sont les expressions d’une seule et même réalité intérieure,
    elles sont (normalement) un chemin vers l’Unité et la proximité divine.
    Le soufisme est un des chemins possibles. Il ne prétend à aucune exclusivité.
    Ainsi, il est parfois troublant de se rendre compte à quel point les écrits de certains saints ou maîtres
    sont étonnants de similitude alors même qu’ils émanent de personnes rattachées à des religions différentes
    et même s’exprimant à des époques très différentes.
    De Rûmi à Saint Jean de la Croix en passant par Ramana Maarshi pour ne citer qu’eux (!),
    il y a un parfum de fraternité qu’on ne peut ignorer.

    L’oeuvre de René Guénon a, je crois, considérablement contribué à rappeler cette vérité première :
    l’unité transcendantale des Traditions. Pour autant, il faut se garder de tout syncretisme.

    Quel est votre point de vue sur les difficiles rapports entre musulmans et hindous dans le sous-continent indien ?

    N : Je ne connais que superficiellement cette question et je n’en dirai que peu de choses.
    Tous ces conflits n’ont la religion que pour habit.
    Ils la salissent d’ailleurs. Lorsque le pouvoir temporel s’empare du coeur des hommes,
    les ravages sont indescriptibles. Par delà les déchirements ethniques, culturels, politiques etc.,
    il y a surtout un énorme point commun : la haine et l’ignorance. Lorsque l’oeil du coeur s’éteint,
    on s’en prend aux autres et aux causes extérieures, plutôt que de méditer sur la nécessité
    de purifier notre propre regard sur le monde.
    C’est l’histoire de la paille dans l’oeil du voisin et de la poutre dans le nôtre…
    La religion est un moyen, elle n’est pas une fin en soi. Il n’y a qu’un seul but :
    se rapprocher de Dieu et pour cela l’Amour est indispensable

    Lien : http://www.indereunion.net/actu/soufisme/dossoufi.htm

    #348978

    malasko
    Participant

    Salam feth el nour

      Ok fais comme bon te semble,
      exclus qui tu veux de la communauté musulmane,
      si c’est pour toi un moyen de témoigner de l’esprit d’ouverture
      de ta pratique de l’islam et du Coran.

      Je ne trouve pas crédible ton discours.

      Ou bien les termes soufi représente pour
      chacun des contenus différents.

      Dans le domaine du social, le terrorisme
      vient de l’exclusion et non pas de l’inclusion.

      j’encourage beaucoup que ti lis , mais pas que ça influence sur ta personne

      j’appécrie le fait que tu proposes de lire sans que la lecture
      influe sur le lecteur. A quoi te sert de lire le Coran, si
      en tant que lecteur, tu ne tiens pas à être influencé
      par ta lecture ?

      D’où te viens la pensée que tu puisses décider de ce qu’un
      autre lis… à quel titre te fais-tu le censeur des lectures
      des autres.

      il y a aux Indes 300 milllions de Dieux, ce n’est pas pour cette
      raison que je considère les indous comme de mécréants.

      Dans la bible il est dit à deux reprises que nous sommes
      tous des Dieux…

      Il est également dit dans le Coran que jamais
      Jésus n’a été crucifié.

      Est-ce cela l’esprit d’ouverture du Coran…

      Pourquoi diabolises-tu l’image que chacun peut
      avoir de l’islam ?

      Pourquoi présentes-tu l’islam d’après ses pires aspects
      (exclusion, intolérance, etc…)

      A chacun sa vision de l’islam
      et de faire ce que bon lui semble…

    Bonne suite et excellente journée

    #348979

    atlantis
    Participant

    Luco>>>

    Il y a je crois autant d’interprétations du Coran que de musulmans sur
    terre, c’est dire!
    Si quelque chose doit faire peur, c’est bien ça

    Mettez-vous d’accord déjà entre vous avant de vouloir “convertir”
    le reste du monde à votre confession!
    Le monde ne pourra que mieux s’en porter d’ici là

    Ca se confirme!

    L’islam, comme toutes les religions, sont des motifs de discorde,
    de dissenssion, de querelles et de haine, bien plus

    que le soi-disant “Amour” qu’elles sont censées prôner! 😮

    (et je mets un smiley neutre pour ne pas choquer Zoe,
    parceque sinon cela en mérite un largement + agressif !

    Luco

    #348980

    malasko
    Participant

    Bonjour à tous,

      Hello Le Cerf Blanc

      @sol wrote:

      Dans la bible il est dit à deux reprises que nous sommes
      tous des Dieux…

      Chanty

      J’aimerais que tu cites ta source s.v.p. Sol ?

      Dans quelle Bible ?

      Merci à toi


      Vous êtes tous des Dieux
      Psaume 82,6 ; Jean 10,33-35

      “J’avais dit : Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très Haut.”
      Psaumes 82:6

      @Evangile et liberté wrote:

      Jésus est menacé d’être lapidé par les juifs. Il leur demande alors pour laquelle de ses bonnes actions ils voudraient le lapider. Et eux de répondre que ses bonnes actions ne sont pas en cause, mais seulement le fait « qu’il se fasse Dieu ». En clair, ils lui reprochent d’avoir un comportement qui l’assimile à Dieu.

      Une fois de plus, l’idée ne vient pas de Jésus, mais des juifs eux-mêmes. Sans doute ont-ils entendu cela de la foule qui suivait Jésus. Tant il est vrai qu’un homme extraordinaire, porté aux nues par ses admirateurs, a tendance à être fait Dieu. Mais Jésus renvoie la balle. Il va chercher une phrase du Psaume 82 : « J’ai dit : vous êtes des Dieux » pour retourner le compliment à ses adversaires. Phrase ennuyeuse, en effet, car la pensée juive avait plutôt tendance à placer Dieu très haut dans le ciel, loin des hommes et de leur médiocrité. Ennuyeuse aussi parce que le compliment du Psaume 82 s’adresse à des juges qui font mal leur travail

      Comment les interlocuteurs de Jésus pourraient-ils être des Dieux ? Celui-ci s’explique en rajoutant une phrase : « Il arrive donc à la Loi d’appeler Dieux ceux auxquels la Parole de Dieu fut adressée. » L’évangéliste Jean nous introduit ici dans sa conception du Logos : la sagesse de Dieu, en pénétrant les hommes, les fait participer à la divinité. Comme dit le prologue, ceux qui ont reçu le Logos, la Parole (on pourrait traduire aussi la sagesse) sont nés de Dieu. Rassemblés dans le Logos, il n’y a plus de distance entre la Parole et la personne qui la porte ; les deux sont divines.

      Cette idée a été déclinée par les Pères grecs, qui s’appuyaient aussi sur le début de la Genèse précisant que Dieu créa l’homme et la femme à son image. Elle se résume dans cette phrase célèbre : « Dieu est devenu homme pour que l’homme devienne Dieu. » Ainsi Grégoire de Nysse écrivait : « L’homme est un petit Dieu en puissance. » Et Basile de Césarée : « L’homme est un animal appelé à devenir Dieu. »

      L’Église orthodoxe a conservé, au centre de sa théologie, cette « déification de l’homme » dont le Christ est pour elle l’origine et le modèle.

      http://www.evangile-et-liberte.net/elements/numeros/197/article9.html

      Ces passages me semblent présents dans toute bible,
      mais sous quelle forme, sous quelle traduction ?

    Bonne et souriante soirée

    #348981

    zouz33
    Participant

    Merci Sol

    “J’avais dit : Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très Haut.”
    Psaumes 82:6

    Oui dans la bible de Jérusalem réécrite entre 1945 et 1955
    on retrouve ce passage :

    La Bible de Jérusalem



    La “Bible de Jérusalem” a été conçue pendant les années de la Seconde Guerre Mondiale, comme un moyen de faire connaître les résultats assurés de la recherche biblique au plus large public. Le projet consista à produire de nouvelles traductions de chacun des livres de la Bible, avec des notes de bas de page pour expliquer le texte, et des références marginales renvoyant à d’autres passages bibliques. Chaque livre, ou groupe de livres, bénéficie d’une introduction substantielle, dans laquelle il est présenté, accompagné d’une discussion sur les questions textuelles, historiques, contextuelles, canoniques et théologiques.

    Entre 1945 et 1955, les différents livres de la Bible ont d’abord été publiés sous forme de fascicules. Le titre original fut simplement ” La Sainte Bible”, mais, du fait du lien avec Jérusalem, elle devint connue sous le nom de “Bible de Jérusalem”, qui est maintenant son nom officiel. Au moment de sa publication, elle fut généralement considérée comme ayant créé un nouveau standard en matière de publication biblique, et les idées d’introduction, de texte fourni avec notes et références, ont été adoptées par bien d’autres. Pensée au départ comme une bible de travail, la Bible de Jérusalem est devenue aussi très largement un texte liturgique.

    Des traductions dans d’autres langues ont suivi. La “Bible de Jérusalem” fut d’abord publiée en anglais en 1966 chez Darton, Longman et Todd, et Doubleday. Quelques années plus tard, l’original français fut profondément révisé, ce qui a conduit à la publication de la “Nouvelle Bible de Jérusalem” en 1985. À l’heure actuelle, une troisième édition française est en préparation.

    En fait le texte que tu as posté tiré de Evangile et liberté
    est assez amusant à mon entendement , mais pas choquant du tout 🙂

    Ainsi Grégoire de Nysse écrivait : « L’homme est un petit Dieu en puissance. » Et Basile de Césarée : « L’homme est un animal appelé à devenir Dieu. »

    Enfin tout cela pour dire que ce ne sont pas les fidèles paroles de
    Jésus-Christ telles que prononcées par lui-même .
    Dailleurs ont en ressent pas toute la quintescence je trouve.
    Et c’est normal car Jésus n’a pas prononcé ces paroles en ces temps reculés de l’histoire.
    Parceque l’homme n’est pas un animal appelé à devenir dieu
    car l’animal est déjà dieu bien avant que l’homme
    ne sache qui il est lui-même
    et Jésus -Christ le savait bien avant nous
    puisqu’il est à jamais et toujours le premier né des fils de dieu .
    Le plus gros problème de l’homme à mon avis,
    c’est que lorsqu’ il lit ,écrit ou traduit ses bibles,
    il a cette idée fixe de se croire supérieur aux animaux ,
    aux femmes et même à ses pairs et prédecesseurs …
    qu’il ne connaît en fait pas plus que lui-même . 🙂

    Juste pour sourire un peu encore ensemble
    dans liberté d’évangile :

    L’homme est une femme appelé à devenir dieu ….

    Ou l’animal est un petit homme en puissance…LOL

    Ou la femme est un homme appelé à devenir un animal-divin

    Merci pour ta réponse et bien à toi

    #348982

    zouz33
    Participant

    Pour compléter :

    La symbolique de la crêche de Noël
    nous rappelant chaque année la naissance de Jésus le Christ
    dont j’ai dailleurs déjà fait mention dans un autre poste

    Lien : http://club-positif.com/forum/viewtopic.php?t=10547

    illustre bien combien dieu peut se faire aussi bien petit et dépouillé ,
    qu’ animal pour insuffler son esprit au fils de l’homme :

    L’image du boeuf et de l’âne est loin d’être anodine .
    Dieu utilise deux symboles animaux
    pour réchauffer son fil bien aimé
    Deux animaux qui en ont aussi long à dire
    si nous prenons la peine d’apprendre à lire leur langage
    au delà de la c0nfusion des langues,

    Mais je m’arrête ici pour laisser la place au sujet
    apporté ici par veridian

    le noble livre qu’est le coran
    dans lequel dieu fait homme y parle clairement des animaux
    et de leur rapport avec l’homme et avec dieu

    Chanty Chanty Chanty

    #348983

    malasko
    Participant

    Salam à tous

      La notion de «Tariqa» chez les soufis

      Les premiers écrits sur le soufisme ont donné différentes significations à ce terme qui ne figure pas dans les sources scripturaires (Coran, Hadîth). La raison nous est donnée par un maître soufi du XI siècle « Du vivant du Prophète et de ses Compagnons, le soufisme était une réalité sans nom alors qu’il est maintenant un nom dont la réalité est cachée». C’est lorsque la lumière de la prophétie s’est éloignée que les saints musulmans (soufis), héritiers des prophètes, ont dû jouer un rôle de guide de plus en plus apparent dans la communauté.

      Le soufisme discipline spirituelle née et épanouie au sein de l’Islam, est un cheminement dont le sens est l’approfondissement de la religion, permettant au croyant de dépasser le « rituel extérieur », celui des membres et des sens pour atteindre le « rituel intérieur », celui du cœur et de l’esprit. L’intériorisation de l’expérience religieuse augmente le degré de conscience du musulman et amplifie sa force intérieure et son influence extérieure (éthique).
      Historiquement, on peut distinguer trois périodes principales ayant marquées l’évolution du soufisme: la période du prophète et des compagnons, puis celle de l’établissement de la théorie/science du soufisme avec l’apparition des grandes figures du soufisme tels que Hassan Basri, Rabi’a-Adawiyya, hallaj, Jounayd, etc. Cette période est marquée par le caractère individuel de l’expérience soufie, elle n’est pas encore encadrée dans un ordre social déterminé. La troisième période enfin, se caractérise par la propagation du soufisme à partir de son centre Bagdad vers l’Iran au Nord et L’Inde à l’Est, le Maghreb et l’Andalousie à l’Ouest.
      A l’époque du Prophète et des compagnons le soufisme n’existait pas en tant que discipline distincte. Par contre, il était présent en tant que spiritualité comprise dans l’islam. .
      La deuxième période, à partir de la seconde moitié du premier siècle, sera marquée par deux faits essentiels : D’une part l’élaboration de la doctrine soufie et la prolifération des traités sur le soufisme (Arissala alqochayriyya, Naffahat alounss), d’autre part l’apparition des grands maîtres soufis, tel que Al-imam Al-Jounayd, mawlanana Al-Hassan Al-Basri et la grande sainte Mawlatouna Rabia Adawiya.

      La troisième période sera marquée par l’extension du soufisme théorique, de al-Ghazali, et le soufisme pratique avec le cheikh Moulay Abdelkader Jilali, propagation aussitôt suivie par l’éclosion des ordres confrériques (Tourouq).

      Le cheikh Moulay Abdelkader Jilali (1078-1166), sera considéré à juste titre comme l’initiateur du soufisme pratique et structuré (Tariqa). A partir de cette troisième période (12ème siècle), on peut considérer que le soufisme a atteint sa plénitude et sa maturité. C’est désormais une discipline complète ayant une doctrine, une méthodologie pratique et un cadre social.

      En effet, une voie soufie, nommée tariqa en Arabe, est une institution socio-religieuse qui a marqué l’histoire de la communauté musulmane. Les « tariqa » soufies ont de multiples fonctions éducatives, sociales et culturelles. La tariqa se constitue de deux niveaux institutionnels :
      Le niveau dogmatique du soufisme, Tarîqa ou voie soufie. A ce niveau, le champ social n’est pas investi et la zawiya apparaît comme une institution cultuelle orthodoxe, composée d’un maître (cheikh) et de ses disciples (Fûqaras) ; le but étant d’assurer une éducation spirituelle à celui qui est en quête de la connaissance divine. Ce niveau est indispensable pour fonder une institution soufie.
      Le niveau fonctionnel, qui traduit un niveau supérieur d’organisation sociale, est le niveau atteint par la tarîqa lorsqu’elle adopte des règles rigoureuses et déterminantes, remplissant des fonctions sociales plus ou moins importantes

      A partir du 13éme siècle le soufisme se fera connaître dans tout le monde muslman grâce aux deux tariqas, dont les ramifications ne cessent de se multiplier, jusqu’aux nos jours : Alqadiriyya et Achadiliyya.

      http://www.saveurs-soufies.com/index.php?op=NEArticle&sid=137

      Souirante journée à tous

    #348984

    malasko
    Participant

      Après avoir gagné l’ensemble du monde islamique central, de l’Iran à l’Irak, à la Turquie et à l’Egypte au cours des VIIe/XIIIe et VIIIe/XIVe siècles, les confréries, (elles jouent un rôle important tout au long de la période ottomane), se trouvent à la pointe de l’islamisation dans les territoires nouveaux qui passent sous domination ou sous influence musulmane tant à l’Est (domaine indo-malais) qu’à l’Ouest (Afrique occidentale, Andalousie).

      Elles ont contribué à travers le monde pendant des siècles à la présentation du vrai visage de l’Islam (l’Islam de la beauté et de l’Amour)

      Le soufisme n’a pas seulement représenté une pratique et une pensée religieuse spécifique, il a aussi joué en Islam un rôle culturel considérable.

      Signalé d’abord dans les encyclopédies littéraires d’époque classique comme une curiosité dont on relève les traits d’une beauté divine , il a bientôt influé sur la poésie d’expression arabe en contribuant à la mode des zuhdiyyat , poèmes ascétiques.

      Il est, bien entendu, parti prenante aussi dans la littérature d’édification de la même époque. Mais l’influence du soufisme devient surtout prédominante à partir de l’époque confrérique. Il apparaît alors comme un thème majeur chez tous les grands poètes, surtout ceux de langue persane, avant de passer en d’autres langues (turc ottoman, urdu, etc.). Dans le domaine iranien, mentionnons tout particulièrement Farid Ad-Din ‘Attar (m. 627/1230) et Hafiz de Shiraz (m. 792/1390).

      Le soufisme apparaît aussi dans toutes les autres formes d’art: la danse, la musique, mais encore les miniatures qui ornent les grandes œuvres en vers et en prose, surtout dans le domaine indo-iranien. Devenu un des éléments indissociables et fondamentaux de la pensée religieuse, de la mentalité, mais aussi de la sensibilité des sociétés islamiques, il s’est mué en fait de civilisation au plein sens du terme.

      La littérature soufie

      Contrairement aux écrits des philosophes, les exposés des penseurs et des maîtres soufis, proviennent d’expériences authentiques ;des expériences profondes, vécues au sein des pratiques musulmanes. A signaler, à titre d’exemple , les œuvres de Harith El Mouhassibi, les livres : « Aloumaa » de Abou Nasr Sraj Attoussi, « Kout al Kouloub »(la nutrition des cœurs) de Abou Taleb Almakki, « Taarouf li madhab tassawuf » (l’approche de la doctrine des soufis) de Abou Bakr Kalabadi, « Rissala Kouchairiya » (l’épître Kouchairiya) d’Adel Karim Kouchairi, « Ihyaa ouloum dine »(la renaissance des sciences de la religion), « Michkat anouar »(le luminaire) de Ghazali, « Tabaqat al awliya » (la hiérarchie des saints ) de Abderrahmane Soulami et « Hilyat al Awliya » (la parure des saints) de Abou Naim Asfahani,etc….

      Ainsi, pour suivre l’enseignement d’un maître soufi, il n’y a pas de conditions d’âge, de niveau social, de capacité intellectuelle ou de connaissance de la langue arabe : ce qui importe, c’est la sincérité de la demande intérieure. Certains intellectuels européens ont atteint une certaine reconnaissance publique de par la qualité de leurs études sur le soufisme : Titus Burckhardt (Suisse), Michel Valsan (Roumanie puis France), Martin Lings (Angleterre), michel Chodkiewiecz et René Guénon (France).

      http://www.saveurs-soufies.com/htm//pageLibre000100e2.html

    #348985

    malasko
    Participant

      Dans la plupart des récits de chrétiens relatifs à l’Islam, on retrouve un ton polémique et une appréciation négative qui révèlent rivalité et incompréhension. Les sujets de querelles dépassent souvent les aspects purement théologiques et sont accentués par les différences culturelles.
      Cependant, il semble que, au moins dans plusieurs cas, la perception des européens vis à vis de la mystique soufie et de ses représentants soit beaucoup plus positive, surtout pour ceux qui ont été amenés à les approcher.

      Ainsi, le théologien catalan Raymond Lulle (1235-1315) écrivit une littérature abondante afin de convaincre de la justesse de la foi chrétienne vis à vis de l’Islam. Il apprit l’arabe et les fondements de la tradition islamique et effectua plusieurs voyages en Afrique du Nord afin de « convertir les infidèles à la vraie religion ». Dans un de ses ouvrages « Le livre de l’Ami et de l’Aimé », Lulle dit s’inspirer de « ceux appelés soufis dont les paroles d’amour et les exemples concis donnent aux hommes une grande dévotion ». Ses références aux thématiques de la mystique musulmane sont frappantes et un commentateur du début du siècle considère Lulle comme un « soufi christianisé ».
      Nous avons vu plus haut que les alchimistes chrétiens faisaient clairement référence à des sources provenant du soufisme. Le grand philosophe et savant anglais, surnommé le Docteur admirable, Roger Bacon (1220-1292) n’hésite pas à affirmer que Geber devait être considéré comme le « Maître des maîtres ». Geber désigne en fait Abou Moussa Jabir al Soufi, ayant vécu vers l’an 800 près de Bagdad et auteur d’ouvrages alchimiques dont les multiples traductions furent répandues à travers l’Europe.

      Plus près de nous, l’émir Abd el-Kader (1808-1883) fut surtout célèbre pour son rôle de résistant face à la conquête de l’Algérie par la France et il s’illustra notamment par sa bravoure et son esprit chevaleresque. Son rattachement dès le plus jeune âge à une voie soufie et la richesse inépuisable de ses « Ecrits spirituels » attestent la grande dimension sprirituel de ce combattant-écrivain hors du commun. Après s’être rendu à la France, Abd el-Kader et ses proches furent gardés en résidence surveillée successivement dans plusieurs villes de France (Pau, Amboise, Paris) et, dans un contexte aussi tendu, alors que l’émir pouvait être perçu comme un ennemi de la France, il est remarquable de constater que partout où il séjourna en France, il reçut un accueil très chaleureux de la population qui voyait en lui avant tout ses qualités de cœur et son courage. Lorsque quelques années plus tard, alors qu’il avait trouvé refuge à Damas, il protégea des milliers de chrétiens qui risquaient d’être massacrés au cours d’un conflit par des troupes musulmanes, il fut internationalement salué comme un modèle de tolérance et de générosité.

      http://lelibreimpertinent.hautetfort.com/tag/fn+36%3Bmichel+hubault

    #348986

    salah eddine
    Participant

    Salam à tous,
    SOL, t’as raison, je n’ai aucun droit d’exculre qui que ce soit de l’ISLAM. Mais le SOUFISME ne reflète pas l’ISLAM. Bref pour ne pas rentré dans des débats stériles, car je connais trés bien LE SOUFISME car je le vois de plus proche. Mais le soufisme n’est pas l’ISLAM. L’Islam est tout ce qui est dans le Coran et la Sunna du prophète. Hors cela ne relève pas de l’ISLAM, mais je ne dirai pas que les soufis ne sont pas des musulmans.
    Le SOUFISME est une pensée nouvelle qui s’est incluse dans l’ISLAM.
    Je suis d’accord avec toi concernant ” inclure aulieu d’exclure” mais cette image que porte l’ISLAM dans ces derniers jours est due à l’inclusion de certains courants de pensés nouvelles par rapport à l’ISLAM. J’espère que tu me comprends, et les musulmans quoi qu’ils soient sont touchés par les crimes faites par des personnes qui prennent l’ISLAM comme un justificatif à leurs actes.
    CERF BLANC, j’ai pas vraiment compri ta question. Est ce que tu peux me la poser de nouveau?
    Salam à vous tous

    #348987

    salah eddine
    Participant

    Salam à tous,
    Sur le sujet du CORAN le noble livre il y a trop de choses à dire.
    Lisez ce livre et ne vous laissez pas influencer par les préjugés…
    Je passe ce message à tout le monde qui a une conscience honnette.
    Meme si vous avez une vision louche envers ce livre, mais essayez de le lire, car peut etre que ce que contient ce livre est LA GRANDE VERITE QUE TOUT LE MONDE CHERCHE PARTOUT.
    Je demande à tous de lire ce livre et j’insiste.
    Lis le Luco, meme si t’es convaincu qu’il ne te servirai à rien de le lire, et si c’est vrai ce que tu crois, alors il n’aura aucun effet sur toi. Et si c’est la VERITE, tu sera reconnaissant d’avoir lu ce livre. Pesnsez y sérieusement.
    A toi SOL…CERF BLANC…tout le monde qui est dans ce forum, lisez ce livre sans préjugés et gardez le sens objectif en lisant ses versets. Et je serai là pour vous aider en cas d’incopmréhension ou de questions.
    Vraiment ça ne vous coutera rien de lire ce livre, et faites le avec une attention. Et vous trouverez ce que vous trouverez.
    Et je vous dis comme Notre prophète MOHAMED a dit,soi nous sommes, soi vous etes sur le mauvais chemin. Alors lisez ce livre .
    Salam à tous

    #348988

    zouz33
    Participant

    @feth el nour wrote:

    CERF BLANC, j’ai pas vraiment compri ta question. Est ce que tu peux me la poser de nouveau?

    feth el nour , Salam Salut

    Ma question était :
    @Le Cerf Blanc wrote:

    Pourrais-tu me confirmer si j’ai bien compris ce que tu voulais dire :

    L’Islam enseigne la non- existance physique de DIEU,
    et aussi que DIEU est une présence morale .

    TU as répondu par la suite à ma question dans tes réponses suivantes,
    C’est pour cela que je ne l’ai pas réitérée.

    @feth el nour wrote:

    L’Islam n’est pas une philosophie.

    @feth el nour wrote:

    L’Islam enseigne l’existence de dieu physique et morale, et ça est bien claire dans les textes Coraniques et méme les Hadith du prophète. Une présence qui est à sa hauteur.

    Aussi à ceci :

    @feth el nour wrote:

    A toi SOL…CERF BLANC…tout le monde qui est dans ce forum, lisez ce livre sans préjugés et gardez le sens objectif en lisant ses versets. Et je serai là pour vous aider en cas d’incopmréhension ou de questions.

    J’ai un coran chez moi que j’ai déjà commencé à lire
    Et j’ai ressorti le coran suite à tes écrits ici sur ce forum feth el nour
    et je ne pense pas avoir trop de préjugés ,
    mais il faut tenir compte aussi
    que les gens ne développent pas des préjugés pour rien.

    En ce qui concerne le Coran,
    Je n’ai pas encore tout lu , mais assez
    pour découvrir à peu de choses près
    que c’est la même histoire que celle écrite dans la Bible
    sauf qu’elle est écrite d’un point de vue différent
    pour certaines choses, et particulièrement
    en ce qui concerne l’histoire de Jésus ,
    de sa crucifixtion et sa résurrection ,
    Je pense dailleurs que c’est là un gros point de litige
    entre les diverses grandes religions
    et qui a causé énormément de guerres et de morts.

    J’admet que ces livres sont puissants
    et recèlent une aura particulière qui ne peux laisser indifférent
    celui ou celle qui touché par l’esprit de discernement
    décide de les ouvrir sans contrainte extérieure
    pour en faire l’expérience unique et personnelle.

    Mais une personne qui n’a pas encore l’intérêt pour ces choses
    ou qui les rejettent en bloc, ne sera pas touchée
    et il est écrit dans le coran et dans la bible
    dans un langage qui leur est propre mais qui veut dire ceci :
    Ces choses sont cachées aux irraisonnables.

    @feth el nour wrote:

    J’espère que tu me comprends, et les musulmans quoi qu’ils soient sont touchés par les crimes faites par des personnes qui prennent l’ISLAM comme un justificatif à leurs actes.

    A mon avis,
    Ceci est valable pour toutes les religions .
    C’est ce qui en éloigne dailleurs beaucopup de gens
    car d’une religion mal vécue mal comprise,
    résultent des actes mal exprimés dans le concret.
    Les religions sont aussi à la source de milliards de morts.
    Les religions impliquent des lois , des jugements,
    et pire , des condamnations humaines et donc des discordes.
    L’homme quel qu’il soit, n’est pas dieu sur terre
    et il doit comprendre que sa religion ne peut être imposée
    à un autre être que lui-même .
    Le ciel et la terre seront avec lui pour le soutenir si il le fait ainsi.
    Le plus important dans toute religion , doctrine , philosophie
    est la mise en pratique par-soi-même de ce à quoi l’on croit
    et que l’on dit vouloir enseigner aux autres.

    Les autres vont nous aider à nous parfaire .
    et il y aura un effet de causes pour tous et toutes et tout sera bien.
    Je pense que tu as encore amélioré ta présentation sur ce forum mon ami

    Chanty Chanty Chanty

    #348989

    salah eddine
    Participant

    Salam,
    Ce n’est pas les religions qui sont les causes des meurtes mais ce sont plutot les mal représentants de ces religions et qui ont des interperétations toutes differentes du vrai message de ces livres.
    Dans le Coran, il y a des SOURATES dont les titres sont des noms d’animaux, ou Dieu nous incite à voir la beauté de ces créatures, et de prendre l’exemple de ces comunautés d’animal: SOURAT NAML ce qui veut dire les FOURMIES et ainsi que plusieurs SOURATES dans ce noble livre.
    Dieu nous demande de regarder avec un oeil attentif ces créatures, et qui sont pour l’etre raisonable, un trés grand signe de la présence divine.
    En lisant le CORAN tu te confie à Dieu, tu te sens en PAIX, car ta conscience l’est. Tu sais que personne ne te fera aucun mal, car t’es convaincu que le mal le plus intense sera de ne plus sentir cet AMOUR de DIEU. Tu peut tout perdre d’un instant à l’autre, mais tu ne peut perdre cette quiétude qui reigne sur ton esprit et sur tes mouvements, sur toute ta personne. Tu sera confiant du simple fait de prononcer le nom d’ALLAH ou DIEU comme on le trouve dans un verset CORANIQUE dont le sens est: en disant ALLAH les coeurs devienent confiants.
    Et si une personne te fera du mal, tu dira HASBYA LAH , WA NEMA EL WAKIL. Ce qui signifie: Dieu est mon seul refuge, et mon seul defendeur.
    En plein crise, le seul mot qui peut te soulager est de prononcer son nom: SOUBHANA LAH? LA HAWLA WALA KOWATA ILA BILAH. Dieu me recompensera par sa force et son autorité.
    LISEZ DONC CE LIVRE.
    Salam à tous.

    #348990

    gargantuesk
    Participant

    Un muslim doit repondre a un salut par un autres meilleurs ou au moins egale, alors si j’aurai la chanse de te croiser a la rue je te dirai bonjour, ou ESSALAMOU ALIKOUM qui est beaucoup meilleurs.

    #348991

    gargantuesk
    Participant

    Le Cerf Blanc a ecrit (et il doit comprendre que sa religion ne peut être imposée à un autre être que lui-même .)

    Le sujet n’est pas une comparaison entre les differentes religions, mais dire qu’elles se ressemblent n’est pas vrai, j’ai choisit cette phrase parmis tout ce que t’as ecrit, car je pense que lorsque tu terminra de lire le coran tu trouveras ce principe a plusieurs endroit (dans des differentes sourates).

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