La communication non violente (CNV)

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    bonneetoile2008
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    QU’EST-CE QUE LA COMMUNICATION NON VIOLENTE ?

    Visant à transformer les conflits en simples dialogues, la CNV se présente comme un processus permettant d’entrer en contact avec ses besoins profonds pour mieux communiquer avec les autres.

    Elle repose sur l’application de quatre principes :
    1) toute situation doit pouvoir être observée sans juger les autres;
    2) chacun doit apprendre à exprimer son propre ressenti;

    3) à exprimer ses besoins;
    4) à formuler clairement ce qu’il attend de l’autre.

    Cette méthode séduit aujourd’hui des publics très variés(pédagogues, dirigeants d’entreprise, professionnels de la santé…) et a contribué à la création d’écoles fondées sur ses principes en Serbie, en Israël, en Palestine et uax Etats-Unis.

    Développée aux Etats-Unis, cette technique est l’oeuvre de Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique et ancien élève de Carl Rogers.

    Aujourd’hui directeur du Center for Non-violent Communication à Sherman (Texas), celui-ci anime depuis quarante ans des séminaires ouverts au grand public et aux organisations privées.

    En France, ateliers et conférences sont régulièrement organisés à Paris et en province.
    Le processus de la communication non violente
    Thomas d’Ansembourg dans «Cessez d’être gentil, soyez vrai !» propose, à la suite de Marshall Rosenberg, un processus à suivre afin d’être à l’écoute de ce que l’autre (et aussi moi-même) vit. Le processus nous aide à clarifier ce que nous vivons, il n’est pas l’empathie, il n’est pas l’écoute : il nous aide à nous nous relier efficacement à l’autre/soi. En voici la description :
    O pour Observation
    S pour Sentiment
    B pour Besoin
    D pour Demande
    Afin d’être sûr que vous percevez bien ce que nous voulons dire, voici un exemple :Deux amis se sont donné rendez-vous. Le premier est arrivé 20 minutes avant l’heure fixée, et le deuxième arrive 40 minutes après l’heure fixée

    Réaction habituelle «Non mais tu as vu à quelle heure tu arrives ? Tu aurais pu me prévenir au moins !» La personne ne s’exprime pas dans le sens du processus. En voici l’alternative possible :

    1. Observation «Nous avions rendez-vous ici il y a quarante minutes, cela fait une heure que je suis ici.» Il convient ici de faire très attention à la communication non verbale (soupirs, intonation de voix) afin de rester coller à la réalité le plus possible possible dans l’énonciation.
    2. Sentiment «Je suis en colère d’avoir attendu comme cela car…» Commencez la phrase par ‘Je’ afin de prendre la responsabilité de vos sentiments afin de montrer que vous êtes responsable de vous sentiments. Nous vous proposons de dire “je me sens” plutôt que “je sens” en vue d’être sûr de pas méler de jugements dans l’_expression des sentiments
    3. Besoin «… j’ai à coeur de faire un usage plus sensé de mon temps (y en a peut-être d’autres : communication, empathie, considération, confiance)» Soyez à l’écoute du besoin/des besoins qui est/sont à l’origine du sentiment que vous éprouvez.
    4. Demande «La prochaine fois que ce fait arrive, acceptes-tu de prendre ton portable et de m’envoyer un texto pour me dire que tu seras en retard 5 minutes après que l’heure fixée pour le rendez-vous soit passée?» Concluez par une demande claire (en énonçant ce que vous attendez vraiment ce que la personne fasse pour contribuer à votre bien-être) … en vous posant une question : “Qu’est-ce que j’ai envie que la personne fasse pour contribuer à ce que mon besoin soit satisfait?”), concrète, ouverte (réponse : “oui/non”), réaliste, réalisable et qui laisse le choix.
    Je suis en relation avec ce que je vis dans l’esprit de la communication non-violente



    Par extension, les personnes vivant le processus de la communication non violente voient dans toute violence l’_expression tragique de besoins non reconnus, satisfaits (selon Thomas D’Ansembourg/Marshall Rosenberg). Dans la mesure du possible, il est proposé de respecter chacune des étapes afin d’être clair.

    En clair, la communication non violente permet à nombre de personnes d’être aidés dans l’écoute qu’ils s’offrent/offrent aux autres.
    La communication non-violente n’est pas un “truc, un protocole de communication”, elle est un processus. Par là, elle demande d’être pleinement vécue le plus souvent possible.

    Le risque est de tomber dans une mentalisation du processus où les personnes s’expriment mécaniquement (“girafe perroquet”). Exemple : “Quand tu dis … je me sens … parce que j’ai besoin de … est-il possible de … ?” Il est en effet possible que des gens se sentent lourds en entendant plusieurs fois d’affilée cette formulation parce qu’ils ont peut-être besoin de spontanéité, de légèreté et de douceur ds la reformulation de ce qu’ils vivent. Nous vous invitons à utiliser le langage “girafe de rue”.
    Enfin, il existe 3obstacles à l’écoute empathique : le temps, l’accès à la personne (hiérarchie, personne proche, …) et le courage.


    La communication non violente (extrait long)

    […] L’empathie est une grande partie de la compassion. En fait, c’est une manière de rencontrer ce qui est vivant chez un être humain. L’empathie requiert que l’on soit avec l’autre personne, pas forcément que l’on soit d’accord avec elle, mais que l’on soit avec elle. Être en présence avec une autre personne est le plus beau cadeau que l’on puisse lui faire. […]
    Beaucoup de gens font un lien entre la non-violence et la violence physique alors qu’il existe d’autres formes de violence. Par exemple, les violences que les gens se font à eux-mêmes en se blâmant ou en se critiquant, ce qui entraîne de la dépression. Mais également, la violence infligée par les parents à leurs enfants lorsqu’ils utilisent la culpabilité et la honte afin d’avoir un impact sur eux. Et donc, de cette manière, nous sommes tous impliqués d’une façon ou d’une autre par la violence. […]
    La manière dont nous avons été éduqués à penser et à communiquer est une source énorme de violence sur cette planète. Il est donc temps d’acquérir une conscience et un langage qui soit réellement celui de la communication, et dont le but est que chaque besoin de chaque individu soit rencontré avec paix.
    Par exemple, si je pense que quelqu’un se comporte de façon stupide sur la route, même si je ne dis rien ou ne fais rien, j’en souffre. Parce que chaque jugement que je laisse s’infiltrer dans ma conscience et qui implique le fait que quelqu’un d’autre ait mal agi aura des conséquences négatives pour mon esprit et mon corps, car cette manière de penser n’est pas du tout naturelle. Et si au moment même où j’ouvre la bouche pour dire quelque chose à cette personne, je pense qu’elle est stupide, j’aurai plus de chance de provoquer une agression qu’une coopération. Donc, si je veux dire quelque chose à cette personne, ce sera plutôt pour attirer son attention sur le fait que j’ai eu peur et que j’ai besoin d’être sécurisé.
    Mais dans d’autres circonstances, par exemple lorsque je vais dans des prisons et que je rencontre des personnes qui ont commis des actes qui me font peur, je commence plutôt par de l’empathie et j’essaie de comprendre ce qui se passe dans la peau de ces personnes lorsqu’elles se comportent dangereusement. Le fait de les comprendre ne signifie pas que j’approuve ou que j’aime ce qu’ils ont fait, ni que je justifie leurs actions. Mais lorsqu’ils sentent que j’ai compris, ils viennent plus volontiers vers moi afin de trouver ensemble d’autres moyens de satisfaire leurs besoins. […]



    La communication non violente est souvent présentée à l’aide de la méthode qui consiste à suivre les quatre étapes qui sont : observer une situation sans jugement, ressentir le sentiment que cela suscite en nous, identifier notre besoin, et formuler une demande concrète et négociable. Mais en fait, ce qui est dit est beaucoup moins important que l’intention qu’on y met. Parce que si l’intention est que l’autre fasse ce que l’on veut, il ne s’agit pas de communication non violente. […]

    L’intention, en fait, c’est très différent. Notre intention est de créer avec l’autre personne une certaine qualité d’énergie qui fera en sorte que les besoins des deux personnes seront satisfaits et que tout ce qu’elles se donneront mutuellement le sera fait de bon gré. Lorsqu’on parle avec cette conscience-là, alors la mécanique des quatre étapes est très utile. Mais si l’autre croit d’une manière ou d’une autre qu’on a un certain objectif derrière l’utilisation de ce processus, ou qu’éventuellement on n’est pas aussi intéressé par ses besoins que par les nôtres, alors la mécanique n’aidera pas et ne servira à rien. […]

    Par exemple, si une femme veut exprimer à son mari qu’elle a besoin de le voir plus souvent à la maison, mais qu’elle lui dit qu’elle a l’impression qu’il aime plus son travail qu’elle, il faut espérer que son mari puisse entendre la beauté qu’il y a là, et qu’il n’y entende pas une exigence. Dans les formations de communication non violente, on n’apprend pas seulement à exprimer nos besoins, car exprimer ses besoins ne suppose pas d’office que l’autre soit capable de les entendre. Donc pour revenir à l’exemple, non seulement la femme doit apprendre à exprimer ses besoins, mais elle doit également arriver à percevoir, à travers la réaction de son mari, si celui-ci a bien perçu ses besoins, ou s’il n’y a entendu qu’une critique ou une exigence. […]

    Avant que nous disions quoi que ce soit, il est important d’avoir une certaine conscience, et cette conscience, je l’ai intégrée à partir de l’étude de toutes les religions qui existent sur cette planète. Et ce qui m’est apparu dans cette étude, c’est que toutes les religions exprimaient un très beau message : “Quoi que vous fassiez, faites-le avec le désir de servir la vie. Servez les êtres humains avec compassion, et si votre but est de contribuer à leur bien-être et que vous faites cela de plein gré, cela rencontrera alors votre besoin de contribuer, et quand nous donnons de cette manière là, il devient très difficile et très subtil en fait, de dire qui donne et qui reçoit.”



    Marshall Rosenberg, Extraits de l’interview de son fondateur réalisé lors de l’émission Dites-moi…, RTBF, 5 février 2004, retranscription par Daniel Raes.
    Les idées de Marshall Rosenberg sont développées dans son livre “Les mots sont des fenêtres”.

    Quelques mots
    sur…
    Marshall B. Rosenberg
    & la
    Communication NonViolente
    Mai 2004

    En partant du constat de notre réalité actuelle, que peut nous offrir l’utilisation de la Communication NonViolenteSM ?

    Il suffit aujourd’hui d’ouvrir les journaux, d’écouter la radio ou de regarder la télévision pour se rendre compte que le sentiment général d’insécurité va croissant.
    Cela se manifeste partout, dans les écoles, tant parmi les élèves que parmi les enseignants (racket, irrespect, détérioration du matériel, etc.), dans les familles (divergence de valeurs concernant l’éducation des enfants, perte de repères par rapport aux limites, etc.), dans les quartiers (vols, agressions, etc.), entre les pays ou régions (guerres ethniques, économiques, etc.)…

    Face à cette réalité et à ce qu’il perçoit comme insécurisant, l’être humain a tendance à réagir le plus souvent de deux façons : par l’agressivité – parce qu’il se défend ou se rebelle –, ou par la fermeture et la soumission – parce qu’il a peur et cherche à se préserver ou à nier ce qui l’effraie.
    Si l’agressivité est fréquemment dénoncée, on réalise moins souvent combien la peur nous amène à prendre des mesures qui ne font qu’accroître l’isolement et la méfiance entre les personnes. Ainsi, on voit certains lycées en France, mais aussi en Suisse, s’entourer de grillages qui les font ressembler à des casernes, l’accès de nos immeubles ne se fait désormais plus que rarement sans code d’entrée, dans les familles on fuit le dialogue plus qu’on ne le recherche…

    Enfin, chacun de nous est susceptible, même inconsciemment, de se couper de ses émotions pour éviter de ressentir trop de souffrance devant une réalité qui lui semble intolérable et face à laquelle il se vit comme de plus en plus impuis-sant… C’est ainsi que de façon imperceptible, nous nous engageons dans un cercle vicieux qui nous ramène soit à la colère (explosion), soit à l’enfermement sur soi (implosion), dans une forme d’absence et de passivité.

    Face à cela, est-ce que cet art du dialogue appelé ‘Communication NonViolente’ peut nous aider ?
    La Communication NonViolente est basée sur les prémisses suivantes :

    Nous essayons tous d’assouvir nos besoins.
    Nous nous portons mieux lorsque nous savons répondre à nos besoins dans un esprit de coopération plutôt que d’une manière agressive.
    Chacun de nous a des ressources personnelles remarquables s’il reçoit la com-préhension bienveillante qui lui permet de se mettre en lien avec celles-ci.
    Une des expériences qui nous comble le plus est de participer au bien-être d’autrui et au nôtre. Lorsque nous vivons de tels moments, nous avons davantage le sentiment que ce que nous faisons a du sens et notre estime de nous s’accroît.

    La Communication NonViolente va donc nous inviter à tenter une troisième option, autre que l’agression ou le repli : celle de la coopération. Certes, l’agres-sivité libère et procure un soulagement à court terme. Quant à la fermeture, elle donne provisoirement l’idée qu’on est à l’abri. Cet agrément cependant est d’un tout autre ordre que celui que nous éprouvons lorsque, de notre plein gré, nous collaborons avec d’autres ou faisons plaisir à quelqu’un.

    Selon Marshall Rosenberg, il est dans notre nature profonde d’aimer cela par-dessus tout. Quel enfant ne nous l’a pas démontré en venant joyeusement nous dire : ” Tiens, je t’ai fait un dessin ! “. Son cadeau est gratuit, l’enfant n’attend rien d’autre que de contribuer à notre contentement. Des années plus tard, nous retrouvons en nous le même élan de générosité que cet enfant-là. Ne nous sentons-nous pas en effet plus heureux d’avoir permis à quelqu’un de nous comprendre plutôt que de l’avoir injurié ? Ou d’avoir permis à deux de nos collègues de se réconcilier plutôt que d’avoir fait le choix de nous détourner de leur conflit ?

    S’il existe de multiples façons de favoriser l’émergence du goût pour la coopé-ration chez l’être humain, la spécificité de la Communication NonViolente est d’utiliser, pour ce faire, le langage. Par une attention portée aux mots et à ce qu’ils cachent ou révèlent, se développe en nous une conscience des choix qui sont les nôtres face à ce qui nous arrive.
    Si, par exemple, quelqu’un nous traite d’imbécile, nous avons différents choix : le choix de l’insulter en retour, de nous sentir blessé ou vexé, de nous en aller, ou encore – et c’est là ce qu’on apprend en utilisant le processus de Marshall Rosenberg – de nous arrêter un instant pour respirer et nous rappeler très vite que l’autre ne parle toujours que de lui et de ses besoins insatisfaits, même et surtout quand il paraît nous accuser. Ainsi nous nous dirons peut-être : ” D’ac-cord, j’ai pris ses paroles contre moi, c’est un réflexe… mais que cherche-t-il à me dire de lui ? Visiblement il est mécontent… peut-être aurait-il aimé plus de considération pour son point de vue ? ” Le simple fait de chercher à comprendre la vraie motivation de la personne qui, en apparence, nous attaque, contribue à nous rendre moins vulnérable à ce qui était censé nous atteindre. Ainsi, nous pouvons créer un espace où la rencontre demeure possible.

    Cela ne s’apprend pas en un jour… Mais les principes de base sont si simples qu’on les saisit en très peu de temps. Il n’y a plus, ensuite, qu’à s’exercer pour faire ce qui est préconisé, c’est-à-dire placer son attention d’une façon qui ne soit dom-mageable ni pour soi ni pour l’autre et qui va alors permettre d’ouvrir le dialogue, afin de trouver des solutions créatrices pour satisfaire les besoins de chacun.



    Présentation de Marshall B. Rosenberg et du Centre pour la Communication NonViolenteSM

    ” J’ai été frappé par le rôle déterminant du langage et de l’usage que l’on fait des mots. J’ai depuis lors défini un mode de communication – d’expres-sion et d’écoute – qui nous permet d’être généreux et de trouver un contact vrai avec nous-mêmes comme avec autrui, laissant libre cours à notre bien-veillance naturelle. C’est ce que j’appelle la ‘Communication NonViolente’… Car bien que nous puissions avoir l’impression que notre façon de parler n’a rien de violent, il arrive souvent que nos paroles soient source de souffrance pour autrui et pour nous-mêmes. “

    Marshall B. Rosenberg

    Né en 1934, Marshall Rosenberg a grandi à Détroit, dans le Michigan. Au moment où sa famille s’établissait dans cette ville, des tensions raciales dégénérèrent en émeutes qui firent plus d’une quarantaine de victimes. Quelques semaines plus tard, lors de la rentrée scolaire, il découvrit à son insu qu’ ” un patronyme pou-vait être aussi préjudiciable qu’une couleur de peau “, lorsque certains de ses camarades prirent l’habitude de l’attendre à la sortie des cours pour le tabasser parce qu’il était à leurs yeux un ” sale youpin “…
    C’est à partir de ces événements que la quête de Marshall Rosenberg a débuté. Il n’eut de cesse de trouver un mode d’_expression qui supprimerait la nécessité de recourir à la violence. Il reçut en 1961 le titre de docteur en psychologie clinique de l’université du Wisconsin et se vit accorder cinq ans plus tard la plus haute distinction du Jury américain de psychologie professionnelle. C’est également en 1966 (il travaillait alors comme médiateur dans des conflits entre des militants en faveur des droits civils et des institutions engagées à supprimer toute ségrégation raciale) qu’il fonda le Centre pour la Communication NonViolente, organisation à but non lucratif destinée à promouvoir cet art du dialogue invitant à une bienveillance mutuelle.
    Actuellement directeur pédagogique du Centre qu’il a fondé, Marshall Rosenberg, avec ses confrères, a fait connaître le processus de la Communication NonVio-lente à des dizaines de milliers de personnes dans une quarantaine de pays – y compris des pays en guerre – et sur les cinq continents. Ces formatrices et formateurs s’adressent à des publics extrêmement variés : pédagogues, élèves et étudiants, parents, dirigeants et personnel d’entreprise, professionnels de la santé physique et mentale, avocats, juges, prisonniers, agents de police, ecclésiastiques, etc.
    A l’heure actuelle, il y a en Suisse onze formatrices et formateurs agréés par le Centre pour la Communication NonViolente, dont six vivent en Suisse romande.

    Interview :
    Pourquoi faites-vous ce métier de formatrice en Communication NonViolente ?
    Hélène Domergue-Tappolet : ” A 47 ans, forte de mon expérience passée, j’ai trouvé qu’une bonne manière de donner du sens à ma vie est de mettre mon énergie à développer la paix en moi et autour de moi. “
    Qu’est-ce que la Communication NonViolente a changé dans votre vie ?
    Jean-Philippe Faure : ” Elle m’a aidé à être moins sur la défensive quand quel-qu’un croit avoir un conflit avec moi, à essayer plutôt de voir sa souffrance et de me relier à la vie en lui. Elle m’aide à vivre plus d’honnêteté vis-à-vis de moi et à me laisser surprendre par la vérité de mes émotions. “

    Laurence Reichler : ” L’outil de la Communication NonViolente, qui me permet entre autres une compréhension du fonctionnement psycho-social de l’être humain, a engendré plus de sérénité dans ma vie et celle de mes proches. Dans mon rôle d’enseignante, j’observe la puissance de ce processus de communication à créer un climat de classe propice à l’apprentissage. “
    Quel est le plus grand défi auquel vous êtes confrontée dans votre travail ?
    Anne Bourrit : ” Pour moi, c’est de rester reliée à une vision à long terme, afin de parvenir à vivre les difficultés rencontrées comme des occasions d’apprendre plutôt que comme des échecs et les résultats fructueux comme une chance d’alimenter ma ténacité et ma confiance plutôt que comme des succès personnels. “
    Qu’est-ce que la Communication NonViolente vous apporte que vous ne trouveriez pas ailleurs ?
    Laurence Bruschweiler : ” Une qualité de relation avec mes coéquipiers, un soutien mutuel, une volonté d’avancer ensemble et d’apprendre, y compris de nos erreurs et des difficultés que nous vivons entre nous. “
    Fabienne Rauch : ” La Communication NonViolente m’apporte un lieu d’espoir. Par son biais, je côtoie des personnes désireuses d’améliorer leur relation à elles-mêmes et aux autres. Ceci me soutient et me donne confiance dans la perspecti-ve d’un monde meilleur où chacun puisse s’épanouir dans le respect de l’autre. “


    Ce que Marshall Rosenberg a dit…
    … de la Communication NonViolente :

    ” La Communication NonViolente n’est pas une langue, elle n’est pas une affaire de mots ; c’est une attitude qui nous permet de rejoindre un courant d’énergie à partir duquel il est possible de donner du plus profond de son cœur. Et donner du fond du cœur n’est pas une affaire de culture. Plus je voyage, plus je découvre de nouvelles cultures et plus je suis convaincu que cela fait simplement partie de la nature humaine. J’ai été extrêmement touché de constater le nombre de fois où j’ai été l’objet de cette générosité.
    Je suis donc convaincu qu’il s’agit d’un processus naturel. Mais il est certes possible, dans certains contextes, que quelque chose interrompe ce courant et rendre plus difficile de parvenir à s’y engager ou de se laisser porter par lui.

    La Communication NonViolente n’est donc qu’une manière de se rappeler tout cela, de se rappeler où mettre notre attention afin que ce flot, qui est naturel, puisse s’écouler librement.
    La Communication NonViolente est une façon de nous rappeler où nous voulons mettre notre attention. Ce qui ne veut pas dire nécessairement qu’il faille employer certains mots à des moments spécifiques.
    Alors, me direz-vous, pourquoi passer tant de temps à travailler sur les mots ? Je ne connais pas d’autre moyen d’amener l’attention des gens là où j’ai envie qu’elle soit, si ce n’est en rendant clairs les observations, les sentiments, les besoins et les demandes qui, tous, font partie de ce courant. Quand nous sommes reliés à ce niveau-là, le flot se répand tout seul. “
    (Propos recueillis lors d’une session intensive à Wépion, en Belgique – août 1996)

    … des besoins :
    Quels sont les besoins que vous considérez comme fondamentaux ?

    ” Ce dont on a réellement besoin pour vivre une vie épanouissante n’est pas si compliqué. Il y a trois catégories principales : les besoins liés au maintien de la vie, nourriture, abri, etc. ; les besoins sociaux, de contact ; et les besoins spirituels, ou le besoin de sens. Les autres besoins dérivent de ceux-ci. Ainsi par exemple, c’est du besoin d’être en lien que viennent les besoins d’honnêteté, de respect, de compréhension et d’amour.
    Le monde a énormément de ressources pour satisfaire les besoins de chacun, mais lorsque les gens deviennent conscients de leurs vrais besoins, ils font de mauvais consommateurs. Notre économie réclame de nous que nous croyions avoir besoin d’une Rolex, d’une Lexus ou d’un McDo. Mais il ne s’agit pas là de besoins, il s’agit de stratégies. Et le style de vie que ces stratégies engendrent fait que beaucoup de besoins réels sont laissés pour compte. Nous avons besoin de contact, mais les membres d’une famille américaine moyenne regardent la télévision dans des chambres séparées, sans même s’adresser la parole.
    Je crois que nous serions bien plus heureux en vivant plus simplement.

    Lors de la guerre du Vietnam, comme je ne voulais pas que mes impôts servent à payer les bombes qu’on larguait sur des villages, j’ai donné mon argent à des œuvres de bienfaisance et vécu avec un revenu minimum. C’est l’une des meilleures choses que j’aie jamais faites. Il y a eu certains mois où je me suis inquiété de savoir comment j’allais payer mon loyer, alors j’ai fait le chauffeur de taxi pour gagner un peu plus, mais je n’en étais pas moins heureux. “

    Il est facile de désespérer quand on se demande comment soulager les problèmes du monde. Avec votre expérience de médiateur dans les situations de conflits, comment parvenez-vous à conserver votre foi en l’humanité ?
    ” Je travaille sur toute la planète avec des gens si pauvres qu’ils ne savent pas d’où viendra leur prochain repas et avec des gens qui ont plus d’argent que ce qu’ils parviendront jamais à dépenser. Où que j’aille, je découvre que lorsque les gens sont dans ce que j’appelle ‘leur état naturel’, il n’y a rien qu’ils aiment davantage que de contribuer au bien-être d’autrui. “
    […]
    Est-ce que votre modèle de Communication NonViolente est quelque chose que les communicateurs doués pratiquent naturellement ?

    Je suis sûr que les gens communiquent de cette façon naturellement. J’ai développé ce modèle en observant des personnes que je respectais et en leur demandant comment elles parvenaient à être efficaces quand d’autres s’emberlificotaient dans toute la déraison ambiante. Quand on regarde de près ce processus, on se rend compte que tout le monde le connaît déjà. Il ne faut que de la bienveillance et de l’honnêteté. Rien de neuf. J’ai simplement tenté d’être concret quant à la manière d’apprendre à vivre bien. […] En fait, j’essaie simplement de raviver dans les mémoires des enseignements qui existent depuis la nuit des temps. “


    (Extrait d’une interview réalisée par Vishvapani
    pour la revue Dharma Life, Grande-Bretagne – avril 2003)

    … de l’amour :
    ” Pour vous montrer le genre de confusion qui se produit lorsque les gens emploient le mot ‘amour’ sans savoir trop clairement ce qu’ils entendent par là : lorsque je donnais des consultations privés, avant d’entreprendre le genre de travail que je fais maintenant, je recevais beaucoup de gens très déprimés dans mon cabinet. J’avais avec eux un dialogue qui ressemblait souvent à ceci. Après avoir compris et reçu en empathie la profondeur de leur dépression, je leur posais une question très importante dans notre programme de cours, la question évidente : ‘Que voulez-vous ?’ Je leur disais : ‘J’entends à quel point vous êtes déprimé/e. Maintenant, j’aimerais savoir ce que je pourrais faire ou dire afin de vous aider. Qu’est-ce que vous aimeriez ?’
    La plupart du temps, ils répondaient quelque chose comme : ‘Je ne sais pas ce que je veux.’ Et je rétorquais : ‘Lorsque vous m’avez dit combien vous étiez déprimé/e, j’ai deviné qu’il en était ainsi, parce que j’ai une théorie au sujet de la dépression : je crois qu’elle vient du fait qu’on n’obtient pas ce qu’on veut. Et on n’obtient pas ce qu’on veut parce qu’on ne nous a jamais appris à obtenir ce qu’on veut. On nous a appris à être de bons petits garçons et de bonnes petites filles. Si vous voulez continuer à être un bon petit garçon ou une bonne petite fille, habituez-vous à être déprimé/e. Cela va avec le rôle. Mais si vous souhaitez sortir de la dépression et vous sentir vivre, cela va nécessiter d’être au clair avec ce que vous voulez. Qu’aimeriez-vous donc ?’
    Maintenant, nous retrouvons ce fameux mot ‘amour’. Très souvent, j’entendais en réponse : ‘J’aimerais juste être aimé/e. Est-ce trop demander ?’ Je répondais : ‘Cela dépend de ce que vous entendez par aimer. Que voudriez-vous que les gens fassent quand vous dites que vous voudriez être aimé/e ?’ A ce stade, ils paraissaient très ennuyés et marmonnaient : ‘Mais… vous savez bien !…’ Je répliquais : ‘Non, je ne sais pas. Je ne sais pas quel sens donner à ce mot et je doute fort que d’autres le sachent. Donc tirons cela au clair : que voulez-vous ? Par exemple, que voudriez-vous que je fasse juste maintenant pour vous montrer que je vous aime ?’ Ils réagissaient avec agacement : ‘Ecoutez… c’est difficile à dire.’ Et moi : ‘Si c’est difficile à dire pour vous, pouvez-vous voir à quel point c’est difficile à faire pour moi et pour les autres ?’ En fin de compte, quand ils commençaient à distinguer ce qu’ils entendaient par le terme amour, leur visage prenait une _expression embarrassée. Et cette _expression m’indiquait qu’ils commençaient à y voir clair. Je reprenais alors : ‘Bon alors, qu’est-ce que voulez lorsque vous dites que vous aimeriez être aimé/e ?’ La réponse était à peu près : ‘Marshall, lorsque je dis que je voudrais que vous et les autres m’aimiez, je souhaite que vous deviniez ce que je veux avant que je le sache moi-même et je veux que vous le fassiez toujours.’ Voyez-vous, c’est souvent le genre de définition que les gens portent en eux sans même en avoir conscience, lorsqu’ils emploient le mot ‘amour’.
    […]

    Je faisais ensuite prendre conscience aux gens que la plupart d’entre nous avons appris à définir l’amour d’une manière telle qu’il est impossible de l’obtenir. Ensuite, je leur proposais de considérer que l’importance de ce dont il s’agit est telle que nous avons besoin de clairement le définir en termes de quelque chose que nous pouvons obtenir. Sur ce point, j’en arrive à ce que j’offre dans mon enseignement : la proposition que nos relations seront beaucoup plus pleines et profondes si nous et nos partenaires définissons l’amour comme je le suggère, c’est-à-dire : l’amour consiste à nous révéler ouvertement. Et ceci, sans exigence quant à ce que nous demandons. Nous exprimons ouvertement ce que nous ressentons, de quoi nous avons besoin, mais le besoin n’est pas exigence de ce que nous souhaitons. Et l’autre moitié de l’amour se manifeste quand l’autre personne s’ouvre et révèle ses besoins. Il s’agit alors, non pas nécessairement de faire ce qui est demandé, mais de recevoir avec exactitude ce qui a été dit. Et ma conviction est que les gens qui peuvent communiquer ainsi ont une bien meilleure chance d’avoir une relation d’amour épanouissante. “
    (Extrait d’une interview réalisée par Guy Spiro
    pour The Monthly Aspectarian, Chicago – avril 1992)



    … juste après le 11 septembre 2001 :
    ” Ces 35 dernières années, mes collègues et moi-même avons travaillé à travers le monde pour aider à résoudre des conflits entre gangs, groupes ethniques, tribus et régions en guerre. Nous avons constaté maintes fois que, d’une part, les actions motivées par le désir de punir engendrent des mesures de représailles de la part de ceux que l’on punit et, d’autre part, que des actes motivés par un désir de paix engendrent des actes de paix. Dans les deux cas, ces actes sont à l’origine de cycles pouvant durer des années, des générations, des siècles.
    Moi-même et d’autres membres de mon organisation avons travaillé avec des personnes combattantes au Rwanda, au Burundi, en Sierra Leone, au Nigeria, en Afrique du Sud, en Serbie, en Croatie, en Israël et en Palestine. Notre expérience nous a enseigné que l’on peut aboutir à une paix et à une sécurité véritables, même si tout laisse croire le contraire, à la condition que les gens soient capables de percevoir “l’humanité” de ceux qui les attaquent. Et ceci exige de nous quelque chose de bien plus difficile à réaliser que de tendre l’autre joue ; il s’agit de donner de l’empathie pour les peurs, les blessures, les rages et les besoins humains inassouvis qui sous-tendent les attaques en question.

    Notre travail a pour but d’aider les gens à apprendre à être empathiques avec les besoins et les préoccupations d’autrui et à commencer à percevoir que “l’autre camp” est tout simplement un groupe d’êtres humains qui tentent de se protéger et de satisfaire leurs besoins. Nous avons vu la haine et le désir de punir se transformer en espoir – quand les gens recevaient de l’empathie de la part de ceux-là mêmes qui avaient assassiné leurs familles. Nous avons vu les auteurs d’actes violents manifester des regrets sincères à propos de ce qu’ils avaient fait – après avoir reçu de l’empathie de ceux qui avaient été violentés par leurs actions. Nous avons vu, de part et d’autre, des êtres humains lâcher leur désir de se punir et, ensuite, oeuvrer ensemble pour faire en sorte que les besoins de tous soient comblés. Nous avons vu d’anciens ennemis créer ensemble des programmes ayant pour but de réparer les dégâts qu’ils s’étaient infligés et d’assurer la sécurité des générations à venir.
    […]
    S’il existe une réponse au vaste problème qui se pose à nous, elle consiste à chercher des solutions qui répondent aux besoins de toutes les personnes concernées. Ceci n’est pas un idéalisme utopique. J’ai vu de telles solutions être créées – maintes et maintes fois – de par le monde. “
    (Extrait d’une déclaration faite à La Crescenta, Californie – septembre 2001)

    #391250
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    nsenadine595
    Participant

    j’utilise assez systématiquement cette méthode sur le terrain de mon travail.

    je part du principe ou, si je doit utiliser la force physique pour calmer quelqu’un, c’est que j’ai échoué dans mon dialogue, ou que la personne qui est devant moi n’est pas en capacité d’écoute pour certaines raisons indépendante de ma volonté (folie, emprise de drogue etc..)

    plusieurs de mes collegues sont adepte aussi de la méthode, mais nous restons quand meme assez peu à l’utiliser quasi systématiquement pour désenclancher un conflit ou eviter d’en créer un.. ce qui est bien dommage, car la méthode devrait etre enseignée dans toute école de police ou gendarmerie d’après moi..

    cela reste un avis personnel et je suis du métier..

    #391251
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    hannamccool
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    Bonjour Fenrick,

    Je ne savais pas que cette méthode était connue par les “gens du métier” 🙂 .

    Personnellement j’ai suivi un stage de 2 jours une fois et je trouve que c’est pas facile. Ca va tellement à l’encontre de nos habitudes culturelles et de nos conditionnements. Ca ne m’a pas fait éradiquer la communication violente (pas physiquement j’entends) mais en tout cas ça donne un nouvel angle de vue et quand on arrive à le faire c’est payant généralement…pour tout le monde…(l’émetteur et le récepteur).
    Apparemment c’est une question de pratique et d’entraînement et je me suis peu entraînée.
    Ce qui est intéressant aussi c’est que cela fait s’écouter et se respecter soi-même aussi.

    Bonneetoile,

    #391252
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    khalidoo
    Participant

    @Bonneétoile2008 wrote:

    Bonjour Fenrick,

    Je ne savais pas que cette méthode était connue par les “gens du métier” 🙂 .

    Personnellement j’ai suivi un stage de 2 jours une fois et je trouve que c’est pas facile. Ca va tellement à l’encontre de nos habitudes culturelles et de nos conditionnements. Ca ne m’a pas fait éradiquer la communication violente (pas physiquement j’entends) mais en tout cas ça donne un nouvel angle de vue et quand on arrive à le faire c’est payant généralement…pour tout le monde…(l’émetteur et le récepteur).
    Apparemment c’est une question de pratique et d’entraînement et je me suis peu entraînée.
    Ce qui est intéressant aussi c’est que cela fait s’écouter et se respecter soi-même aussi.

    Bonneetoile,

    Bonjour bonneetoile ; fenrick

    Personnellement j’ai suivi deux stages de deux jours à trois semaines d’intervale.

    Ce moyen de communication permet une grande ouverture envers autrui.
    En entreprise ces stages se font de plus en plus notamment lorsque nous sommes placé devant des postes de responsabilités.

    L’approche passe par l’écoute le questionnement, la compréhension de ce que chacun désire exprimer cela hors du jugement.
    L’écoute est primordiale et certes la plus grande difficulté serait de placer l’ego en retrait pour privilégier justement l’écoute et de pouvoir répondre concrètement aux divers questionnements.
    L’expérience vécu pourrait être celle ci :

    Prenons trois personnes
    l’une sera celle qui exposera un sujet précis et tentera d’expliquer et de faire comprendre aux deux autres partenaires le message qui est à passer.

    Parmi les deux autres, l’une connaîtra d’une certaine manière la personne qui exposera le thème et l’autre n’en n’aura aucune idée.

    Le thème sera exprimé sans visu direct de la personne exposant le sujet et chacune des deux qui ont été à l’écoute auront ainsi à commenter ce qu’elles ont comprises.

    Pouvons nous penser par exemple que la personne connaissant la personnalité de celle qui exposait le sujet refletera une compréhension concrète du sujet ? Nous pouvons penser que oui …
    Il faut cependant se détromper, seule celle qui se sera placée réellement à l’écoute donnera une vision des plus approchante tandis que l’autre pourra donner une forme plus duelle et contradictoire.
    En fait tout dépend de la réaction personnelle de celles qui sont à l’écoute et de leurs manières d’accepter une évidence ou non.

    ***
    Si nous nous plaçons ainsi à l’écoute de celles et ceux qui s’expriment, de celles et ceux qui répliquent sans attendre ou sans avoir lu la totalité d’un exposé, nous pouvons découvrir là où se situent les divergences et de pouvoir positivement y répondre.

    Lorsque se situe un poste de responsabilité, souvent nous découvrons combien se situent des dualités entre individus les uns n’acceptant pas par exemple “les petits chefs”

    L’enseignement n’est donc pas d’être “petit chef” mais simplement d’être placé en un poste de responsabilité et de devoir ainsi assumer.
    Assumer ce n’est pas de donner un ordre mais de passer une information, ainsi de pouvoir être entendu et compris.

    Il n’est donc pas question de paraître mais d’être en restant à l’écoute tout en exprimant que que nous pouvons attendre de chacun dans son art de travail.

    Le travail est un art, un moyen d’expression et aucun n’a à être rabaissé.
    Le rôle de celui qui enseigne c’est d’obtenir non pas seulement un bon résulta au niveau de l’ouvrage, mais que le salarié lui même puisse être reconnu , de recevoir les divers encouragements, mais aussi de découvrir par l’enseignement les techniques pour une meilleure réalisation.
    La force ce n’est pas d’être seul à tout vanter, mais celle de participer ensemble à l’exécution d’un ouvrage est de ne pas oublier d’exprimer que le mérite revient à celui qui donna l’effort et non pas seulement à celui qui enseigne.
    *

    #391253
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    zouz33
    Participant

    Salut Shanti

    @jacques.hesault wrote:

    L’approche passe par l’écoute le questionnement, la compréhension de ce que chacun désire exprimer cela hors du jugement.

    Il me semble que ce sujet fort intéressant
    aurait davantage sa place dans le forum Communication :

    http://club-positif.com/forum/viewforum.php?f=23&sid=ea92650619926ec90685facf1036ba64

    @Communication wrote:

    Les abonnés à http://www.communicateurs-efficaces.com
    et ceux qui s’intéressent à la communication sous toutes ses formes
    peuvent se retrouver ici pour en discuter

    Qu’en pensez-vous ?

    B♥n aujourd’hui

    #391254
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    hannamccool
    Membre

    Hello Cerfblanc,

    Oui pourquoi pas ça semblerait plus logique.

    Par contre c’est un peu difficile da savoir dans quelel rubrique le mettre au départ car la vision de la communication de Marshall est sous-tendue par une vision spirituelle du monde aussi.

    A+,

    Bonneetoile

    #391255
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    zouz33
    Participant

    Peut-être à ce moment-là ,
    s’agit-il de juste changer le titre de ton sujet ?

    Par exemple au lieu de l’intituler :

    La communication non violente (CNV)

    tu pourrais l’intituler :

    La communication (CNV) vs l’angle spirituel Marshall

    ou quelque chose du genre à ton choix .

    Ainsi le sujet respecte mieux l’orientation de ce forum
    Religions , croyances et spiritualité
    ainsi que le voeu exprimé dans le message
    que tu avais formulé le 29 Aoû 2008 à 11:15

    @Bonneétoile2008 wrote:

    http://club-positif.com/forum/viewtopic.php?t=12162&start=20#154559

    Je n’avais pas vu qu’il y avait déjà eu tout ce fil d’ouvert antérieurement sur le sujet 😮 :

    http://club-positif.com/forum/viewtopic.php?t=6087&start=0

    Il faudrait pouvoir tout bien ranger dans le forum.

    Quelqu’un a un plumeau ?

    Qu’en penses-tu ? 😉

    B☺n présent

    #391256
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    khalidoo
    Participant

    =”Le Cerf Blanc
    Il me semble que ce sujet fort intéressant
    aurait davantage sa place dans le forum Communication :

    Je peux si désiré déplacé le sujet sur communication
    bonne après midi

    #391257
    Photo du profil de zouz33
    zouz33
    Participant

    Salut Shanti

    @jacques.hesault wrote:

    =”Le Cerf Blanc
    Il me semble que ce sujet fort intéressant
    aurait davantage sa place dans le forum Communication :

    Je peux si désiré déplacé le sujet sur communication
    bonne après midi

    Personnellement je le verrais mieux là
    c’est certain !

    Mais je préférerais de beaucoup que cela vienne de Bonneétoile2008

    Alors peut-être juste attendre son point de vue (spirituel) . 😉

    Merci à toi Jacques

    B☺n présent

    #391258
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    khalidoo
    Participant

    @Le Cerf Blanc wrote:

    Mais je préférerais de beaucoup que cela vienne de Bonneétoile2008

    Je suis de ton avis

    #391259
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    hannamccool
    Membre

    Aucun pbme pour le mettre où vous voulez 😉 . De toutes façons cela fait aussi partie intrinsèquement du volet communication 🙂 .

    #391260
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    khalidoo
    Participant

    @Bonneétoile2008 wrote:

    Aucun pbme pour le mettre où vous voulez 😉 . De toutes façons cela fait aussi partie intrinsèquement du volet communication 🙂 .

    J’ai déplacé en laissant le sujet traceur dans le forum religion
    une bonne soirée.

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